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L’Ecole Saint-Elme

L’École Saint-Elme, fondée par des pères dominicains à la fin des années 1860, a fait l’objet de très nombreuses cartes postales publiées par les principaux éditeurs. Les deux séries de cartes que nous vous présentons ci dessous ont cependant ceci de particulier qu’elles ont été selon toute vraisemblance éditées par l’Ecole elle même et vendues à son profit.

La première est signée par le photographe R. Renaudeau qui avait racheté, en 1897 à Louis Boulé, le studio situé au 278 boulevard de la Plage et créé par Emmanuel Bouillier. Ce dernier s’était d’abord installé en 1874 à l’enseigne de la « Photographie du Chalet » au coin du cours Sainte-Anne et de la rue du Casino avant de déménager, pour laisser la place à une pharmacie, sur le boulevard de la Plage où son gendre A. Bois-Guillot lui avait succédé à partir de 1889.

Pierre Bardou dans son ouvrage Photographes en Gironde écrit que l’établissement de R. Renaudeau était une « maison très réputée où l’on fait cohabiter photographie d’art et travaux pour amateurs. »

C’est auprès de ce professionnel que Léo Neveu aurait fait son apprentissage.

Arrivé à Arcachon au moment de l’apparition de la carte postale, R. Renaudeau ne s’en fera pas éditeur contrairement à ses concurrents. Il se contentera de fournir des clichés en exigeant que son nom soit mentionné sur le document.

Il existe d’autres séries consacrées à cette école, mais celle-ci est probablement la plus ancienne pour être apparue dès 1899 (à dos non-divisé) et la plus prestigieuse. Elle est aussi la plus rare. Sa diffusion aura sans doute été confidentielle pour n’avoir pas été commercialisée au travers du réseau habituel des commerçants locaux, mais plutôt réservée aux élèves, à leurs parents et à leurs relations.

La seconde série est signée au verso « Phototypie A. Breger frères, 9 rue Thenard Paris. » et présente de grandes similitudes avec les clichés de Renaudeau: même excellente qualité d’impression des cartes sur du beau papier, même type de cliché (nuage pour Renaudeau, grand nuage pour Breger), même sujet (promenade en bateau, groupe du rosaire etc…).

La seule différence notable entre ces deux séries tient à la forme de la légende. Chez Renaudeau, on relève deux types de légendes selon que le mot Saint est élidé ou non : École Saint-Elme (Arcachon) ou École St-Elme (Arcachon). La légende elle même est toujours séparée de la localisation, et elle est écrite en minuscules. Chez Breger, la ville Arcachon est entre tirets ( et non plus entre parenthèses), la légende est dans la continuité de la localisation et en majuscules.

Promenade en bateau
Promenade en bateau: une Renaudeau

Promenade en bateau. Une Breger
Promenade en bateau. Une Breger

La taille des nuages suggère que la série de Renaudeau est plus ancienne que celle de Breger, mais les similitudes entre les clichés suggère aussi que Breger s’est fourni auprès de Renaudeau quand cet éditeur parisien a reçu la commande de l’école.

Télécharger la cartoliste de “Saint-Elme”, mise à jour le 5 novembre 2012

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A. Debat, Nouvelles Galeries Arcachon.

La véritable institution arcachonnaise qu’étaient les Nouvelles Galeries ne pouvait pas se désintéresser du marché de la carte postale en plein essor. De par son importance dans le commerce local, elle ne se contentait pas de les distribuer mais elle les éditait elle-même. En recourant aux services d’un photographe que nous n’avons pas encore su découvrir.

Plusieurs éditions, sans doute au moins quatre, portent son enseigne mais correspondent à des époques différentes et parfois à des gérants différents.

Embarquement difficile
Embarquement difficile

Alphonse Debat était l’associé du dénommé Trémoullières dans l’exploitation des Grands Magasins des Nouvelles Galeries, c’était leur dénomination exacte à ce moment-là, dont la publicité disait qu’ils avaient été fondés en 1855.

Ils comportaient alors deux établissements : le siège social au carrefour de la rue du Casino et du Cours Lamarque et une succursale au 193, boulevard de la Plage.

Cette édition est donc juste antérieure à celle, plus ambitieuse, déjà présentée sous la dénomination « Edition Nouvelles Galeries Arcachon » : http://cpa.leonc.fr/2009/03/28/edition-nouvelles-galeries-arcachon/#more-27

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Cartoliste d’Alphonse Debat, édition du 25 mai 2010

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Heyl

Aux Couleurs Nationales

Collection Ewald Heyl, 230, Boul. de la Plage

1) Les différents types des cartes postales Heyl.

Enseigne

La production de cartes postales de cet éditeur se répartit essentiellement sur deux types techniques différents utilisés l’un après l’autre sans qu’ils ne se recoupent. A cela s’ajoute un type particulier, dit type 0, exclusivement réservé à une carte publicitaire illustrée de la photo de l’établissement de l’éditeur.

Type 0 :

Le dos précise qu’il s’agit d’une phototypie J. Poittevin de Bordeaux ; la légende sur le recto : Arcachon. – Grande Épicerie Moderne du Boulevard de la Plage.
Maison Ewald Heyl
Peut-être plus ou moins centrée sur le cliché et imprimée en rouge ou en noir

Type 0
Type 0
Recto type 0
Légende type 0

Type 1

Ce sont les plus anciennes cartes de cet éditeur. Dos non divisé, elles sont apparues dans le premier trimestre 1904.

Au recto, la mention d’éditeur précise :
E. HEYL, éditeur, Arcachon

Type1
Type1
Légende Type 1
Légende Type 1

Type 2 :

Ces cartes apparaissent à partir du 1er mai 1904. Elles répondent aux stipulations de l’arrêté ministériel du 18 novembre 1903. Leur dos est divisé.
Sur le recto, la mention d’éditeur est nouvelle : elle précise l’enseigne commerciale, le nom du commerçant et même son adresse.
Le nom d’Arcachon dans la légende s’écrit maintenant :

ARCACHON – Place Thiers

« A » d’Arcachon en grande majuscule suivi du reste du nom en petite majuscule. Exactement comme dans le type 2 de l’éditeur Garson mais dans une police légèrement plus petite. (Un point ou un point et demi en moins.)

Type2
Type2

Légende Type 2
Légende Type 2

La très grande majorité de la production de cet éditeur est sous le format horizontal dit « paysage », mais comprend quatre cartes verticales dites « portrait ».

Le type 2 connaît quelques cartes colorisées. (Références se terminant par « c »)

Télécharger la cartoliste de Heyl, édition du 30 décembre 2009

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Les cartes « aériennes » de Léo Neveu

Il est impossible d’établir d’un seul tenant une cartoliste complète de cet excellent photographe que fut Léo Neveu. Il a touché à tout pendant les quelques 40 années de son exercice à Arcachon. Sa renommée de photographe a dépassé largement le petit cercle arcachonnais, puisqu’à l’issue du Salon de la photo de Paris en 1930, André Pascal-Lévis (dans Artistes d’aujourd’hui) ne tarit pas d’éloges: Léo « est un parfait technicien en même temps qu’un pur artiste […] qui sait établir […] une très intime et complète liaison entre métier et goût ».

Léo Neveu a été tué à 64 ans dans le maquis du Verdon le 17 novembre 1944.

Parmi les nombreux thèmes qu’il a abordé, celui de la photographie aérienne est peut-être le plus surprenant: la plupart de ces photos ont été réalisé en 1912, à bord d’une machine volante tout à fait improbable, « l’hydroplane » de Paulhan. Imaginez vous à bord de cet appareil avec le fourbi que devait avoir les photographes de l’époque.

Atterrissage du "Curtiss de Paulhan" et son passager Léo Neveu
Atterrissage du "Curtiss de Paulhan" et son passager Léo Neveu
La "machine"
La "machine"

Comme d’habitude Léo Neveu s’embrouille dans sa numérotation, publie plusieurs fois le même cliché avec des numéros différents ou sans numéro; mais peu importe ses cartes sont spectaculaires:

Vue de la Rade prise de l'aéroplane de Paulhan, par Léo Neveu
Vue de la Rade prise de l'aéroplane de Paulhan, par Léo Neveu

Télécharger la cartoliste des cartes aériennes de Léo Neveu, édition du 4 octobre 2010

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Lafont

Raoul Lafont, un maître.
Un site consacré aux éditeurs de cartes postales anciennes ayant travaillé à Arcachon ne serait pas sérieux s’il ne traitait pas de Raoul Lafont.
C’est sans doute à la fois, le plus talentueux, avec son jeune complice Léo Neveu, et le plus mystérieux. Nous ne savons ni où ni quand il est né comme nous ne savons ni où ni quand il est mort. Tout reste pratiquement à faire pour le découvrir.
Ce que nous savons par contre, c’est qu’il aurait commencé à photographier à Arcachon aux alentours de 1903 et qu’il aurait cessé toute activité après la première guerre mondiale, vers 1920. Mais tout cela a encore besoin d’être dument confirmé.
Il est toutefois indéniable qu’il se soit d’abord installé au Moulleau avant de « monter » à Arcachon pour ensuite émigrer à Audenge.
Sa production est très prolifique et sa signature a varié avec les époques :

L. Neveu – R. Lafont, phot., Arcachon
Raoul Lafont, phot. Le Moulleau par Arcachon
Raoul Lafont, photo. Au Moulleau par Arcachon.
Au Moulleau par Arcachon
R. Lafont, phot.
R. Lafont, phot., Moulleau Arcachon
Photo R. Lafont, Arcachon
Edit. R. Lafont, phot.
Raoul Lafont photo
Lafont, phot. Arcachon
R. Lafont, phot., Arcachon
R. Lafont, phot., Arcachon-Audenge
R. Lafont, photo., Audenge

Photo R. Lafont,
Photo R. Lafont
Arc. Photo-Lafont

Nous avons essayé de les classer par ordre chronologique mais cet ordre s’appuie plus sur le bon sens que sur des éléments vérifiés. Sans doute faudra-t-il le modifier en fonction de découvertes nouvelles.
Nous l’imaginons arriver à Arcachon en 1903, à peine quinquagénaire et se mettre à photographier aidé d’une arpète, Léo Neveu, alors seulement âgé de 23 ans. Il faut en effet parcourir la ville à la recherche des vues caractéristiques, transporter la chambre noire, le trépied, les plaques. Installer le tout, le démonter et recommencer à chaque prise de vue différente. Tout cela était plus aisé à deux que pour un seul homme.
Une fois les clichés accumulés, nos deux photographes vont entreprendre de les vendre à des clients potentiels qui pourront en faire des cartes postales, très à la mode à l’époque. Ils vont d’abord en vendre 11 ou 12 à un nouvel épicier qui vient de s’installer cours Sainte-Anne, Jacob Garson. Celui-ci sera très satisfait de son achat, ses cartes postales rencontrant un franc succès. Il procèdera très vite à un nouvel achat, mais cette fois pour 80 clichés d’un seul coup. A ce moment-là, Ewald Heyl qui vient de succéder à Clément Sourbé à la tête de l’épicerie Aux Couleurs Nationales, sise 230, boulevard de la Plage, ne veut pas être en reste et fait auprès de nos deux photographes l’acquisition de 27 ou 28 clichés. Pour en faire des cartes postales comme son concurrent.
Dans les clichés qui leur restaient et pour lesquels ils ne parvenaient pas à trouver d’autres clients, le marché commençant à se saturer, nos deux photographes feront une sélection qu’ils éditeront sous leurs deux noms.
C’est la première signature de Raoul Lafont, laquelle ne permet pas vraiment de savoir ce qui est propre à Raoul Lafont et ce qui l’est à Léo Neveu.

Bien sûr, tout cela ne reste qu’une hypothèse et comme toute hypothèse, il nous faudra la confirmer sinon l’infirmer. Mais elle est loin d’être improbable. Il y a pour elle la concordance des dates, l’assurance que Lafont et Neveu ont travaillé ensemble mais surtout, cette patte très particulière et très élégante qui se retrouve tant sur la production de J. Garson que sur celle d’Ewald Heyl et que sur celle encore de nos deux photographes réunis.

Petits métiers de la rue
Petits métiers de la rue

Retour de Promenade
Retour de Promenade

Cartoliste de Raoul Lafont, édition du 10 juin 2010

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Guide annuaire

Au tout début du XXème siècle, J. Michon exploitait à Arcachon au 215, boulevard de la Plage, une agence dénommée Arcachon-Office, dont la publicité précisait : « Salon de correspondance – Lavatory – Cabine téléphonique à la disposition des étrangers avec salon d’attente confortable – Renseignements de séjour et de voyage – Locations de villas. » Laquelle était plus ou moins en cheville avec sa concurrente, l’Agence Expert, sise au 250 du même boulevard.
A la fin 1902, J. Michon s’associait avec Maurice Guiraud qui tenait l’Imprimerie Centrale au 12 de l’avenue Régnauld et dont la publicité disait qu’elle faisait des « Travaux de Luxe & de Commerce et des Cartes-Postales illustrées », mais aussi qu’elle éditait en cartes postales toutes vues ou portraits photographiques. Le but de cette association était de publier un Guide-Annuaire d’Arcachon ayant vocation à devenir une institution et dont la première édition portait le millésime 1903. Il permettait tout de suite à Maurice Guiraud de s’autoproclamer : « Imprimeur du Guide-Annuaire ».

La couverture du Guide-Annuaire

Parallèlement à la publication de ce guide, nos deux compères se lançaient dans l’édition de cartes postales illustrées dont la mode ne faisait que croître. Ils utilisaient pour cela des illustrations qu’ils avaient rassemblées pour leur guide ce qui allait donner à leurs cartes un style tout à fait particulier qui toutefois ne fera pas école. Leur publicité prétendait qu’ils traitaient « par quantités », mais leurs cartes n’eurent probablement pas grand succès au regard de leur rareté actuelle. Il est en effet très difficile aux collectionneurs d’aujourd’hui de rassembler un échantillonnage représentatif de cet éditeur.


Encart

Ces cartes sont bien sûr à dos non-divisé. Toute la série porte, à l’exception de la première carte, verticalement sur le côté gauche la mention : « EXTRAIT DU GUIDE ANNUAIRE » et horizontalement en bas et à gauche : « ARCACHON. IMP. M. GUIRAUD. »

Cartoliste du Guide annuaire mise à jour du 27 juillet 2010 Lire la suite

Faure

Victor Faure a exercé au 10 rue du Casino, de 1893 à 1910 sous l’enseigne « Photographie du Casino ». Photographe remarquable et éditeur méticuleux il a produit quelque 200 cartes, en majorité dans la période avant 1904, c’est à dire qu’elles ont le dos non divisé. On ne lui connait pas de cartes publiées après 1908, date de l’autorisation dans tous les pays de l’Union Postale Universelle d’écrire au recto des cartes.

Faure aimait manifestement les bateaux pour en avoir fait des photos si belles; Arcachon était alors le port d’attache de voiliers somptueux qui se disputaient chaque jour dans de féroces régates; les photos qu’en a faites Faure sont parmi les plus belles que je connaisse.

Il sait aussi prendre en photo les magnifiques villas de la ville d’hiver ou du front de mer, les parqueurs, les enfants au Guignol du Parc Mauresque, les livreurs de gâteaux… Le charme des cartes postales « au nuage » de cette époque là est encore accentué chez lui par le parti pris du « virage » de la photo: au lieu d’imprimer ses cartes en noir et blanc, il leur donne souvent une très belle couleur bleu-gris .

Cet éditeur qui compte parmi les meilleurs de ceux qui ont travaillé sur Arcachon et sa région a cependant quelques défauts, heureusement mineurs : il n’a aucune imagination pour les légendes et se contentent souvent d’un lapidaire « En régates » pour plusieurs cartes différentes de bateaux effectivement en course, sans les numéroter…; d’ailleurs, il numérote ou pas ses cartes; sa signature varie; il y en a au moins trois types:

Les signatures de Faure

Voici trois très belles cartes de Faure (cliquez pour les agrandir):

Vent arrière

Les régates

Villa Durandal

Cartoliste de Victor Faure mise à jour le 23 aout 2011

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Mlle J.L.

Mlle J. L. fait partie de ces artistes au talent si évident qu’une carte signée de son nom se repère immédiatement.

La composition et le cadrage de ses photos sont le plus souvent des chefs d’œuvre de sérénité et d’harmonie. Ses photos sont parfois naïves ce qui les rend encore plus touchantes. Elle sait choisir avec soin ses sujets, les mettre en valeur, les animer, plaçant un badaud contemplatif devant une villa de la ville d’hiver par exemple.

La quasi totalité de sa production date d’avant 1904 et présente donc un dos non divisé. Ses « nuages », comme on désigne la photo sur le recto de la carte en ces temps où il fallait aussi laisser un peu de place pour le scripteur, sont classiques, mais ils peuvent être aussi ronds, ou « grands », occupant la quasi totalité de l’espace. Elle publiera aussi quelques cartes pleine page, en général moins belles.

Elle parait avoir été active entre 1900 et 1910. « Elle » ? C’est Jeanne Lebour. Un pseudo pour Jean Reboul, Lebour étant l’exact anagramme de Reboul ? Dans le guide annuaire de 1903, J. Reboul, marchand de chaussures est domicilié au 262 boulevard de la Plage . Mlle J. Lebour est domiciliée au 233 boulevard de la Plage sous la rubrique fournitures photographiques. S’agit-il d’une seule et même personne ? Marchand de fournitures photographiques, et par extension de cartes postales, au 233 sous le nom de Mlle J. Lebour et marchand de chaussures au 262 sous celui de Mr J. Reboul ?

En matière de signatures, Mlle J.L. fit preuve de la plus grande fantaisie et utilisera plusieurs modèles; elle est en général imprimée verticalement sur le coté gauche de la carte. En voici quelques exemples :

Signature Mlle J.L.

Voici une très jolie carte des bords du Bassin à la Chapelle:

La Croix au bord du bassin

Cartoliste de Mlle J.L. mise à jour le 13 novembre 2013

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Rapin

Avec André Rapin on accède à l’aristocratie de la carte postale arcachonnaise qu’il hisse au rang d’œuvre d’art.
Cet éditeur aurait pensé déroger en donnant à son activité ce caractère mercantile qui animait ses concurrents et pour s’en préserver, il va volontairement limiter son catalogue arcachonnais à seulement trois cartes différentes.
Elles portent en bas à gauche la mention « Édition de Luxe » qui n’est en rien surfaite.
Elles sont imprimées sur un papier de grande qualité et il émane d’elles une atmosphère tout à fait particulière qui laisse croire qu’André Rapin se voyait plus en peintre qu’en photographe. D’ailleurs dans les annuaires locaux, il faisait suivre son nom de l’annotation «fournitures photographiques» et non pas de celle de «photographe».
Elles donnent plus l’impression de lithographies que de cartes postales.
Leur présence est incontournable dans toute collection un tant soit peu ambitieuse.
Une fois encore, nous ne savons pas grand-chose de cet éditeur.
Il produit tout d’abord, à l’automne 1903 parce qu’elles ont des dos non-divisés, quelques cartes sur Biarritz.
Elles sont déjà tout à fait dans son style bien qu’elles ne portent pas encore la précision Edition de Luxe et qu’elles soient estampillées Collection A. Rapin.
Il s’installe alors à Arcachon, où il ne va opérer que très peu de temps, peut-être même pas deux ans, d’abord au 175 du boulevard de la Plage et ensuite cours Sainte-Anne.
Et c’est à Arcachon qu’il va produire sa deuxième série, disons du second semestre 1904 au premier semestre 1905.
Sa manière originale de localiser ses vues par la légende « Bordeaux (environs de) Arcachon » montre qu’il n’est pas Arcachonnais et qu’il n’y a pas longtemps qu’il a découvert notre ville.

Jean Pierre Ardoin Saint Amand

Débarcadère du Moulleau
Débarcadère du Moulleau

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Institut Lalesque

L’Institut Lalesque soignait des malades atteints d’affections osseuses ou articulaires, mais refusait les malades contagieux. Installé sur le boulevard de la Plage, sa façade nord donnait sur le bassin. Son créateurs, le dr. J. Lalesque, était un fervent partisan des cures solaires.

Les Lalesque ont constitué une véritable « dynastie » médicale pendant quasiment un siècle à Arcachon. Le grand père est Pierre Louis « Jules » Lalesque, 1820 – 1893. Le fils, Jean Louis Jules « Fernand » Lalesque, né à La Teste le 30 mars 1853, fut le premier à s’installer à Arcachon. Il se consacra à la lutte antituberculeuse, s’attacha à promouvoir la cure marine, le sanatorium ouvert et la cure héliomarine, (…). Père du slogan, Arcachon, ville de santé, il est décédé le 15 novembre 1937. (Source : Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé). Le petit fils est Jules Laleque, celui qui dirigera l’institut dans les années 20 et 30. La clinique fermera ses portes en 1958, laissant la place, d’abord à la Sécurité Sociale, puis à un grand ensemble immobilier (source : dr Fleury, « Arcachon ville de santé »)..

Deux intéressants carnets de cartes postales ont été édités présentant l’établissement.

Le premier comprend 20 cartes postales, en noir et blanc, à dos vert divisé. Les clichés ont été pris par l’excellent photographe local Raoul Lafont. Plusieurs de ces cartes postales montrent des bonnes soeurs attachées à l’établissement dont les visages sont le plus souvent crayonnés.

Institut Lalesque - Bureau

Le second, probablement édité dans les années 30, comprend 12 cartes d’une méchante couleur sépia, et illustre les cures solaires préconisées par le dr Lalesque , montrant notamment des enfants nus sur la terrasse de l’établissement ou un homme également nu dans un bateau. Le photographe et l’éditeur sont inconnus.

Clinique orthopédique du Dr Lalesque - Cure solaire en bateau

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