Archives du mot-clé sépia

Institut Lalesque

L’Institut Lalesque soignait des malades atteints d’affections osseuses ou articulaires, mais refusait les malades contagieux. Installé sur le boulevard de la Plage, sa façade nord donnait sur le bassin. Son créateurs, le dr. J. Lalesque, était un fervent partisan des cures solaires.

Les Lalesque ont constitué une véritable « dynastie » médicale pendant quasiment un siècle à Arcachon. Le grand père est Pierre Louis « Jules » Lalesque, 1820 – 1893. Le fils, Jean Louis Jules « Fernand » Lalesque, né à La Teste le 30 mars 1853, fut le premier à s’installer à Arcachon. Il se consacra à la lutte antituberculeuse, s’attacha à promouvoir la cure marine, le sanatorium ouvert et la cure héliomarine, (…). Père du slogan, Arcachon, ville de santé, il est décédé le 15 novembre 1937. (Source : Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé). Le petit fils est Jules Laleque, celui qui dirigera l’institut dans les années 20 et 30. La clinique fermera ses portes en 1958, laissant la place, d’abord à la Sécurité Sociale, puis à un grand ensemble immobilier (source : dr Fleury, « Arcachon ville de santé »)..

Deux intéressants carnets de cartes postales ont été édités présentant l’établissement.

Le premier comprend 20 cartes postales, en noir et blanc, à dos vert divisé. Les clichés ont été pris par l’excellent photographe local Raoul Lafont. Plusieurs de ces cartes postales montrent des bonnes soeurs attachées à l’établissement dont les visages sont le plus souvent crayonnés.

Institut Lalesque - Bureau

Le second, probablement édité dans les années 30, comprend 12 cartes d’une méchante couleur sépia, et illustre les cures solaires préconisées par le dr Lalesque , montrant notamment des enfants nus sur la terrasse de l’établissement ou un homme également nu dans un bateau. Le photographe et l’éditeur sont inconnus.

Clinique orthopédique du Dr Lalesque - Cure solaire en bateau

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Marcellini Phot.

Marcellini est un éditeur à part dans la production des cartes postales d’Arcachon préférant, même pour une fabrication en série, le procédé photographique à la phototypie. Plutôt que de recourir aux services d’un phototypeur, il utilisait des papiers photographiques, au gélatino-bromure d’argent, des maisons réputées comme Guilleminot ou Jougla.

Cela donne à ses cartes postales un aspect de cartes-photos très semblable à celui de l’importante série bordelaise, publiée exactement à la même époque, des cartes Gélatino-bromure NG (sans doute Nouvelles Galeries) et portant surtout des clichés de Panajou, un des studios photographiques les plus réputés de cette ville.

Carte au gélatino-bromure NG avec cliché Panajou.
Carte au gélatino-bromure NG avec cliché Panajou.

Le photographe Marcellini, de son côté, s’était installé à Arcachon à l’été 1903, sans que nous sachions d’où il venait. Comme beaucoup d’autres éditeurs locaux, il reste pour nous très mystérieux. Par exemple, nous ne sommes même pas parvenus à découvrir son prénom.

Photographe, il n’avait pas pu ignorer la mode des cartes postales et s’était lancé dans leur édition, d’une façon exclusivement artisanale et on peut penser que tout le processus, une fois le cliché obtenu à l’extérieur, se déroulait dans sa boutique du 260 bis, boulevard de la Plage.

C’est donc une fabrication exclusivement arcachonnaise, réservée à des cartes de la région. Il n’existe pas à notre connaissance de cartes Marcellini autres que celles du Bassin d’Arcachon. Lire la suite

Société scientifique d’Arcachon

Cartoliste établie par Jean Michel Dias

La Société scientifique d’Arcachon publie dans les années 30 un carnet de 12 cartes postales, présentant ses collections; ce carnet était vendu à l’entrée du musée et de l’aquarium.

On ne connait pas le nom du photographe qui a pris ces clichés pour le compte de la Société qui autoédite ce carnet.

L’âge d’or de la carte postale est bien terminé et on fait maintenant dans le sépia industriel sur du méchant carton avec des photos médiocres.

La Société scientifique a été créée le 23 aout 1863, par le premier curé de la ville, Xavier Mouls, un des fondateurs d’Arcachon, qui a alors à peine 6 ans… En juillet 1866, cette société organise une exposition internationale sur la pêche et l' »aquiculture » (comme on disait à l’époque) avec 600 exposants dont une centaine d’étrangers et crée en 1867 une des premières stations de biologie marine du monde. L’aquarium ouvert en 1867 est le quatrième au monde après Londres, Paris et Hambourg.

Couverture

Coin des vitrines

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