Archives pour la catégorie Chambon

C.B.

Charles Chambon, éditeur à Bordeaux, a publié quelque 200 cartes postales sur Arcachon, sous sa signature « C. B. » et un nombre indéterminé sous la signature « C.C. ». La différence entre les deux tient à la qualité de l’édition, nettement supérieure pour C.C. Ses photos sont de bonne facture, l’édition (phototypie) est assez médiocre pour la série signée C.B., plus soignée pour C.C. Les légendes des cartes C.C. sont imprimées en rouge ou en noir dans une typographie très caractéristique.

Signature CC
Typographie utilisée pour les cartes signées CC

Il a repris quelques clichés de Marcellini.

Chambon devait avoir une « fibre sociale » prononcée pour avoir publié de spectaculaires photos d’ostréiculteurs, suggérant toute la dureté de ce métier, et d’étonnantes photos d’une grève d’inscrits maritimes.

Inscrits maritimes grévistes

Ostréiculture

Chambon reprendra le même thème sous la signature C.C.:

Parqueurs se rendant au travail

En 1895, à l’occasion de l’Exposition de la Société Philomathique de Bordeaux, l’agence Havas avait publié un Bordeaux-Album illustré de phototypies de Charles Chambon.

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Cartoliste de C.C., mise à jour du 23 octobre 2011

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Marcellini Phot.

Marcellini est un éditeur à part dans la production des cartes postales d’Arcachon préférant, même pour une fabrication en série, le procédé photographique à la phototypie. Plutôt que de recourir aux services d’un phototypeur, il utilisait des papiers photographiques, au gélatino-bromure d’argent, des maisons réputées comme Guilleminot ou Jougla.

Cela donne à ses cartes postales un aspect de cartes-photos très semblable à celui de l’importante série bordelaise, publiée exactement à la même époque, des cartes Gélatino-bromure NG (sans doute Nouvelles Galeries) et portant surtout des clichés de Panajou, un des studios photographiques les plus réputés de cette ville.

Carte au gélatino-bromure NG avec cliché Panajou.
Carte au gélatino-bromure NG avec cliché Panajou.

Le photographe Marcellini, de son côté, s’était installé à Arcachon à l’été 1903, sans que nous sachions d’où il venait. Comme beaucoup d’autres éditeurs locaux, il reste pour nous très mystérieux. Par exemple, nous ne sommes même pas parvenus à découvrir son prénom.

Photographe, il n’avait pas pu ignorer la mode des cartes postales et s’était lancé dans leur édition, d’une façon exclusivement artisanale et on peut penser que tout le processus, une fois le cliché obtenu à l’extérieur, se déroulait dans sa boutique du 260 bis, boulevard de la Plage.

C’est donc une fabrication exclusivement arcachonnaise, réservée à des cartes de la région. Il n’existe pas à notre connaissance de cartes Marcellini autres que celles du Bassin d’Arcachon. Lire la suite