Archives par mot-clé : photos « virées »

Faure

Victor Faure a exercé au 10 rue du Casino, de 1893 à 1910 sous l’enseigne « Photographie du Casino ». Photographe remarquable et éditeur méticuleux il a produit quelque 200 cartes, en majorité dans la période avant 1904, c’est à dire qu’elles ont le dos non divisé. On ne lui connait pas de cartes publiées après 1908, date de l’autorisation dans tous les pays de l’Union Postale Universelle d’écrire au recto des cartes.

Faure aimait manifestement les bateaux pour en avoir fait des photos si belles; Arcachon était alors le port d’attache de voiliers somptueux qui se disputaient chaque jour dans de féroces régates; les photos qu’en a faites Faure sont parmi les plus belles que je connaisse.

Il sait aussi prendre en photo les magnifiques villas de la ville d’hiver ou du front de mer, les parqueurs, les enfants au Guignol du Parc Mauresque, les livreurs de gâteaux… Le charme des cartes postales « au nuage » de cette époque là est encore accentué chez lui par le parti pris du « virage » de la photo: au lieu d’imprimer ses cartes en noir et blanc, il leur donne souvent une très belle couleur bleu-gris .

Cet éditeur qui compte parmi les meilleurs de ceux qui ont travaillé sur Arcachon et sa région a cependant quelques défauts, heureusement mineurs : il n’a aucune imagination pour les légendes et se contentent souvent d’un lapidaire « En régates » pour plusieurs cartes différentes de bateaux effectivement en course, sans les numéroter…; d’ailleurs, il numérote ou pas ses cartes; sa signature varie; il y en a au moins trois types:

Les signatures de Faure

Voici trois très belles cartes de Faure (cliquez pour les agrandir):

Vent arrière

Les régates

Villa Durandal

Cartoliste de Victor Faure mise à jour le 23 aout 2011

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Institut Lalesque

L’Institut Lalesque soignait des malades atteints d’affections osseuses ou articulaires, mais refusait les malades contagieux. Installé sur le boulevard de la Plage, sa façade nord donnait sur le bassin. Son créateurs, le dr. J. Lalesque, était un fervent partisan des cures solaires.

Les Lalesque ont constitué une véritable « dynastie » médicale pendant quasiment un siècle à Arcachon. Le grand père est Pierre Louis « Jules » Lalesque, 1820 – 1893. Le fils, Jean Louis Jules « Fernand » Lalesque, né à La Teste le 30 mars 1853, fut le premier à s’installer à Arcachon. Il se consacra à la lutte antituberculeuse, s’attacha à promouvoir la cure marine, le sanatorium ouvert et la cure héliomarine, (…). Père du slogan, Arcachon, ville de santé, il est décédé le 15 novembre 1937. (Source : Arcachon raconté par ses rues et lieux-dits par Michel Boyé). Le petit fils est Jules Laleque, celui qui dirigera l’institut dans les années 20 et 30. La clinique fermera ses portes en 1958, laissant la place, d’abord à la Sécurité Sociale, puis à un grand ensemble immobilier (source : dr Fleury, « Arcachon ville de santé »)..

Deux intéressants carnets de cartes postales ont été édités présentant l’établissement.

Le premier comprend 20 cartes postales, en noir et blanc, à dos vert divisé. Les clichés ont été pris par l’excellent photographe local Raoul Lafont. Plusieurs de ces cartes postales montrent des bonnes soeurs attachées à l’établissement dont les visages sont le plus souvent crayonnés.

Institut Lalesque - Bureau

Le second, probablement édité dans les années 30, comprend 12 cartes d’une méchante couleur sépia, et illustre les cures solaires préconisées par le dr Lalesque , montrant notamment des enfants nus sur la terrasse de l’établissement ou un homme également nu dans un bateau. Le photographe et l’éditeur sont inconnus.

Clinique orthopédique du Dr Lalesque - Cure solaire en bateau

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Société scientifique d’Arcachon

Cartoliste établie par Jean Michel Dias

La Société scientifique d’Arcachon publie dans les années 30 un carnet de 12 cartes postales, présentant ses collections; ce carnet était vendu à l’entrée du musée et de l’aquarium.

On ne connait pas le nom du photographe qui a pris ces clichés pour le compte de la Société qui autoédite ce carnet.

L’âge d’or de la carte postale est bien terminé et on fait maintenant dans le sépia industriel sur du méchant carton avec des photos médiocres.

La Société scientifique a été créée le 23 aout 1863, par le premier curé de la ville, Xavier Mouls, un des fondateurs d’Arcachon, qui a alors à peine 6 ans… En juillet 1866, cette société organise une exposition internationale sur la pêche et l' »aquiculture » (comme on disait à l’époque) avec 600 exposants dont une centaine d’étrangers et crée en 1867 une des premières stations de biologie marine du monde. L’aquarium ouvert en 1867 est le quatrième au monde après Londres, Paris et Hambourg.

Couverture

Coin des vitrines

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Edition Nouvelles Galeries, Arcachon

Quand en 1906, Georges Eyssartier prenait les rênes des Nouvelles Galeries pour leur donner un nouvel élan, il ne pouvait pas négliger la mode des cartes postales alors en pleine effervescence. Il en publiait aussitôt une série sous l’enseigne «Edition Nouvelles Galeries, Arcachon».
On ne sait rien du photographe, qui aura fourni les clichés assez inégaux, ni du procédé de fabrication de ces cartes différent de ceux utilisés par la concurrence. Ce procédé a l’avantage de leur donner un bien meilleur rendu, une plus grande finesse dans la définition de l’image mettant en valeur bien des détails mais a l’inconvénient de les rendre plus fragiles et plus difficiles à conserver pour avoir une certaine propension à s’écailler. Leur surface est brillante et affiche des couleurs prédominantes assez inattendues, mauve, sépia, bleu, roux, pour lesquelles il est difficile de séparer ce qui est dû à la volonté de l’éditeur de ce qui a été apporté par l’usure. De plus, elles sont très souvent mal découpées laissant apparaître en marge une partie d’un autre cliché.
Quoi qu’il en soit, elles se détachent tout de suite du lot quand elles sont mélangées à d’autres cartes. De par leur qualité et surtout leur originalité, elles encouragent le collectionneur à rassembler toute la série constituée de 52 vues différentes, dont la cartoliste exhaustive est présentée ci-dessous. Cette série donne un aperçu assez complet, ce qui n’est pas la moindre de ses qualités, de ce que pouvait être Arcachon en cette fin de Belle Epoque.
D’autres cartes sur Arcachon portent la mention Nouvelles Galeries, mais elles sont plus tardives et ne doivent en aucun cas être confondues avec celles-ci, ne serait-ce qu’eu égard à leur qualité bien inférieure.
Voici deux exemples de ces cartes Edition Nouvelles Galeries, Arcachon : d’abord le choix improbable de représenter … rien, ensuite une jolie vue d’une rue de la ville :

Rien

Une rue de la ville

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